Lauréat du Prix Première 2019 !

Me revoici  — (un peu) en retard ! — pour clôturer cette superbe aventure du Prix Première 2019 !

Cela fait donc un moment que le grand lauréat a été annoncé un peu partout, mais félicitons encore une fois Alexandre Lenot pour son Ecorces vives.


Je reviendrai avec mon avis personnel sur chaque livre sélectionné pour le Prix, mais je peux d’ores et déjà dire, au sujet d’Ecorces vives, que l’écriture est magistrale ! Sublime ! Dingue ! J’ai eu un peu plus de mal à rentrer dans l’histoire de chaque protagoniste mais c’est au final bien peu de choses puisque l’écriture et l’ambiance folle font oublier ce petit (tout petit) bémol.

Hâte de lire le prochain texte d’Alexandre !

Alexandre, bravo encore et n’arrêtez jamais d’écrire 😉

Prix Première 2019

Cette année, j’ai la chance et le privilège de faire partie du jury du Prix Première 2019 organisé par la RTBF et porté par Laurent Dehossay, celui-là même qui anime avec brio l’émission Un Jour dans l’Histoire sur la Première (que je vous recommande !).

Nous sommes donc dix férus de lecture avec une seule mission : lire dix romans, en débattre, élire le meilleur et lui remettre le fameux Prix à la Foire du Livre de Bruxelles en février 2019.

Comme vous vous en doutez, les auteurs sélectionnés sont tous vivants (je suis d’ailleurs très contente pour eux) et, cela va sans dire, ça me change !

Rendez-vous donc à la Foire du Livre de Bruxelles pour connaître le grand vainqueur ! 🙂

Notre belle équipe lors de la première réunion dans les locaux de la Première !

Bonjour tristesse, par Frédéric Rébéna d’après le roman de Françoise Sagan

Je n’ai pas encore parlé ici de Bonjour tristesse car il faut que je le relise. C’est mon roman préféré de Françoise Sagan avec La laisse (pour celui-ci, un article arrive très bientôt).

Je suis tombée sur cet album de Frédéric Rébéna en vacances et je n’ai pas pu y résister tellement j’aime le matériau de base et le trait de Rébéna. J’y ai retrouvé l’ambiance particulière du roman telle que je l’avais imaginée (ou tout du moins, pas tellement éloignée).

Si vous avez l’occasion de lire ce Bonjour tristesse là, n’hésitez pas !

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L’araigne, Henri Troyat

J’ai lu mon premier Troyat.
Il est de ces auteurs comme ça, qui me semblent incontournables. Un peu comme visiter le Colisée si tu es de passage à Rome. Ou manger des boulets si tu visites Liège. Ou faire du torpédo à Amsterdam (en achetant des bulbes de tulipes ou du fromage au cumin) (#clichés).
Bon voilà quoi. Et Henri Troyat, c’est un peu comme les Gorges du Verdon, je n’ai jamais été mais ça a l’air bien et je sais que quand j’irai, je ne serai pas déçue.

Et je ne l’ai pas été de mon premier Troyat.
J’ai donc commencé avec L’araigne, roman qui ne lui valu pas moins que le prix Goncourt en 1938.
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La fin de la nuit, François Mauriac

Vous vous rappelez de Thérèse ?
Thérèse Desqueyroux !
Dans l’article précédent, nous l’avions laissée sur « une fin presque heureuse »… Attention, je vais spoiler cette fin mettant ainsi un terme à beaucoup trop de suspens : en compagnie de son époux Bernard, elle montait à Paris dans le but d’y rester, seule, et ainsi mener sa vie comme elle l’entend.

Si vous vous imaginez une Thérèse guillerette, fraiche et rajeunie, trottinant maintenant sur le Boulevard des Capucines, ou rêvassant à la terrasse du Café de Flore (où ça des clichés ?), vous vous trompez. Mais totalement (désolée, moi aussi j’y ai cru).
Thérèse survit tant bien que mal dans la capitale, se terrant dans son petit appartement, ne tolérant que la présence de sa bonne Anna. Toute entière rongée par l’acte dont elle a été l’auteure quinze ans plus tôt. Se suicider ? Thérèse a peur de la mort. Plutôt paradoxal quand on sait qu’elle l’invitait encore et encore, chaque jour un peu plus dans la grande maison de Saint-Clair.

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J’ai dessiné Ernest.

 

Cette année, je participe au Inktober. Un mois, un dessin par jour, un thème pour chaque jour.
Ce défi a été lancé par l’artiste Jake Parker.
Moi je n’avais pas envie de suivre les thèmes imposés du coup j’ai décidé de dessiner ce que j’aimais : des portraits au trait. Mon propre thème est : les écrivains décédés. C’est fort étonnant !

Voici mon dessin du quatrième jour : Ernest Hemingway !

Thérèse Desqueyroux, François Mauriac

Aaaah François Mauriac…
Je pense que j’ai eu un coup de foudre pour ce monsieur moustachu à la production littéraire impressionnante. Non, en fait j’en suis sûre.

Ce jour-là, j’étais dans une grande surface de type très grande surface, je déteste ça et il est absolument certain que j’ai dû me retrouver là à l’insu de mon plein gré.
Au détour d’un rayon, entre le pâté et les pochettes pour ordinateur, je tombe sur Thérèse.
Mais si, Thérèse ! Thérèse Desqueyroux !
Elle était là, entre la biographie d’un chanteur connu et une énième « oeuvre » oubliable d’un Youtubeur oubliable.
J’ai pris Thérèse dans mes mains et là, d’un coup, m’est revenu en tête la petite voix chantante d’un critique cinéma bien connu (et adoré de moi-même) qui analysait le film tiré du livre.
On ne va pas épiloguer sur le fait qu’un film est toujours moins bon que le livre dont il est tiré. Ou pas. Ou peut-être que c’est très sûr que si. Bref, j’ai dit qu’on ne le ferait pas.

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